Tony Scott est un spécialiste des films d'action qui en ont dans la tête : USS Alabama, Ennemi d'état, Spy game ou True romance. Man on fire est bien de lui même s'il emprunte à John Woo (l'inventeur du ralenti) ou à son frère ainé Ridley Scott (Alien, Blade Runner) pour la musique notamment (la chanteuse Lisa Gerrard des Dead Can Dance a participé à la BO de Gladiator). Il raconte le vengeance d'un garde du corps (Denzel Washington, toujours aussi bon) décidé à éliminer tous ceux qui ont participé à l'enlèvement de sa jeune cliente d'une dizaine d'année interprétée par Dakota Fanning (La guerre des mondes). Ce film très stylisé dans sa réalisation est parfois fatiguant par ses nombreux ralentis, mais aussi par les flashs et autres effets visuels. Mais force est de constater que Tony Scott maitrise son sujet et qu'en terme de films d'action, il apparait toujours en avance sur son temps. Quant à l'histoire, elle prend son temps. Le film dure 2h30 et l'action commence seulement au bout de 50 minutes : alors film d'action ou pas ? Evidemment, pour rendre crédible cette histoire de vengeance, Tony Scott préfère nous montrer comment les liens entre cet ex-pro des renseignements maintenant alcoolique et cette jeune fille riche se sont tissés. Le film n'en est que plus réaliste mais il faut être patient. L'heure et demie qui suit ravira les fans d'action : Denzel Washington pour qui la rédemption a tourné court, n'a plus rien à perdre : certains vont s'en mordre les doigts ... enfin ce qu'il leur reste de doigts. A noter la présence de beaucoup de talents : Christopher Walken, Mickey Rourke, Radha Mitchell, Rachel Ticotin pour les acteurs; Brian Helgeland (Mystic River) pour le scénario.La bande-annonce en V.O. :
L'amour impossible entre un petit libraire de quartier et une actrice célèbre, seul Hollywood pouvait en faire un film réussit. Ils sont les seuls à posséder la recette des comédies sentimentales capables de nous faire rire, de nous divertir et parfois de nous émouvoir. Parmi tous les films qui sortent chaque année, Notting Hill est une réussite dans la lignée de Quatre mariages et un enterrement ou Le mariage de mon meilleur ami. On y retrouve d'ailleurs les acteurs principaux de ces deux références : Julia Roberts parfaite dans ce rôle et Hugh Grant, acteur le plus romantique de sa génération ? La surprise de ce film est qu'il est surtout drôle : Notting Hill est une vraie comédie avec un scénario à rebondissements, des seconds rôles hilarants (mention spéciale à Rhys Ifans en colocataire de mister Grant). Bien entendu, on est loin du réalisme de la vie, la vraie. Mais on ne peut pas nier que l'on passe un bon moment ... au son d'une B.O. qui est ce qu'il s'est fait de mieux depuis bien longtemps : Elvis Costello, Al Green, Ronan Keating, Pulp. A voir donc, sans hésitation ... à moins que vous ne soyez allergique à Hugh Grant et Julia Roberts qui ont la part belle dans cette romane americano-britannique.


Milos Forman (














Un film de Tim Burton est toujours un évènement. Surtout quand le rôle principal est interprété, une fois de plus, par Johnny Depp. Les noces funèbres est un film d'animation pour les grands comme pour les petits. Bien que la mort soit au centre de ce film, ce n'est pas un film d'horreur : l'humour y est constamment présent. Victor, gentil garçon, destiné à épouser Victoria, gentille fille, se retrouve marié malencontreusement à un cadavre. Il va tout faire pour échapper à son destin funeste et tenter de sauver sa dulcinée des griffes d'un malhonnête en série qui a planifié de prendre sa place. Les personnages font étrangement penser à ceux de L'étrange Noël de Monsieur Jack dont Tim Burton n'était que producteur, rappelons-le. L'univers sombre et gris rappelle, quant à lui, celui de Sleepy Hollow et c'est donc, d'emblée, que l'on entre dans le monde reconnaissable parmi 100 de ce grand amuseur qu'est Burton. Dans Les noces funèbres, le monde des vivants est sombre et triste alors que celui des morts est coloré et joyeux. Victor va-t-il vouloir définitivement rester parmi les morts où la vie est plus gaie et plus simple et dans lequel il semble posséder une plus grande confiance en lui, confiance qui lui fait tant défaut d'habitude ? Réponse en regardant ce petit joyau burtonien !


Inspiré de la véritable histoire de Ramon Sampedro, ce film espagnol de Alejandro Amenabar a pour thème la mort. Là où son précédent film Les Autres (avec Nicole Kidman, que vous avez sans doute vu) abordait la mort par son coté mystérieux et passé, ce film aborde la mort à venir d'un être bien réel. Victime d'un accident qui l'a rendu tétraplégique 25 plus tôt et donc obligé de rester cloué au lit, ce film raconte le combat acharné que cet homme a mené depuis le lit familial pour tenter d'obtenir le droit de mourir dans la dignité. Le rôle principal est interprété par Javier Bardem, récompensé récemment aux Oscars pour son rôle dans No country for old men et qui tient là un personnage ô combien intelligent et attachant, qui médiatise son histoire pour essayer de faire basculer l'opinion publique et surtout les législateurs. L'émotion est souvent présente dans ce film qui reste malgré tout très pudique et ne tombe jamais dans le sentimentalisme forçé : il ne cherche pas à nous tirer des larmes, mais provoque tout de même cette réaction là où l'on s'y attend le moins. La musique, les images, les plans de survols sont magnifiques. Et c'est sûrement pour tout cela, que ce film a été récompensé à la hauteur de ce qu'il nous procure : récompensé à Venise, aux Golden Globes et aux Oscars. Il existe peu de films qui abordent la thème tabou de l'euthanasie et celui là est très réussit. Il n'est pas question de juger le choix de Ramon et ce film dépeint magnifiquement les faces à faces entre ceux prêts à l'aider et ses juges. A ces derniers, Ramon ne leur pose qu'une seule question : que feriez-vous à ma place ?












